Sylvain Le Pepvrier, portrait d'un photographe


Sylvain est photographe depuis 5 ans. Auparavant il occupait un poste de cadre dans un groupe bancaire à Paris. Nous le rejoignons dans un café pour en savoir un peu plus sur son parcours atypique …

Raconte-nous, quel déclic t'a poussé à te mettre à la photographie ?

J’étais très attiré par les disciplines artistiques et surtout j’avais besoin de m’exprimer je pense. Ça a commencé par l’écriture de textes de chansons qui m’ont permis de rencontrer des auteurs, compositeurs et musiciens. Presque au même moment, on m’a offert un appareil photo et j’ai commencé à prendre quelques photos en backstage lors des concerts. Les premiers retours que l’on me faisait sur mes photos m’ont encouragé à continuer. Un jour quelqu’un

m’a dit : « Pourquoi tu ne te lancerais pas comme photographe, toi qui cherches un nouvel horizon professionnel ?» et je me suis dis : « Pourquoi pas ? ».

Une petite anecdote que j’aime raconter à ce sujet : lorsque je travaillais encore dans la banque, j’avais sous les yeux, sur mon bureau, un calendrier avec les photos de la série « Paris d’Amour » de Gerard Uféras. Il avait réalisé un travail sur le mariage sous forme de reportage avec des photos prises sur le vif, ce qui m’avait beaucoup plu. Dans la foulée j’ai même eu la chance de participer à une de ses conférences au cours de laquelle j’ai davantage découvert l’univers du métier de photoreporter. Après quelques mois de réflexion et de recherches plus approfondies sur les opportunités de ce métier, je me suis lancé dans l’aventure en quittant mon job de banquier pour intégrer l’école des Gobelins à Paris. C'était dans le but d’acquérir des bases solides en matière de techniques photographiques, dont je ne connaissais presque rien à l’époque.

C’est suite à cette formation que tu as quitté Paris pour rejoindre la Bretagne ?

Oui, mes parents sont originaires de Bretagne, de Plouagat et Châtelaudren dans les Côtes d’Armor. J’y ai très souvent passé mes vacances lorsque j’étais petit et j’y retournais très régulièrement une fois adulte. J’avais envie de retrouver mes racines. J’ai toujours la sensation de me ressourcer quand je reviens dans cette région. Je trouve que la Bretagne a un caractère, une âme, deux choses dans lesquelles je me retrouve.

Maintenant tu vis à Rennes, mais tu as passé quelques mois à Saint-Brieuc où les gens ont pu, via le Festival Photoreporter, découvrir ton travail très personnel et ton regard sur le littoral. Raconte-nous comment s’est passée cette rencontre.

Ce fut une vraie surprise! En fait, je suis arrivé à Saint-Brieuc en 2012, au lancement de la première édition du Festival Photoreporter. Je me suis d’abord proposé comme bénévole.

Dans le même temps, j'ai gagné le concours Polka Magazine, puis le concours de Bretagne Magazine en partenariat avec le Festival Photoreporter, et enfin un concours organisé par le festival de la Gacilly. Cela m’a valu d’être exposé dans chacun de ces festivals. L'année d'après, j'ai été exposé au Festival le Guilvinec et de nouveau au Photoreporter, pour un travail d’auteur sur les paysages de la Baie de Saint-Brieuc. Cette Baie m’avait beaucoup inspirée lorsque je suis arrivé en Bretagne. Il m’arrive encore aujourd’hui de retourner arpenter les grèves de la Baie et de prendre quelques photos du magnifique spectacle qu’offre chaque jour la nature dans ce petit coin de la Bretagne.

Aujourd’hui, tu réalises surtout des reportages de mariage. Qu’est-ce-qui te plaît dans cet exercice ?

Une journée de reportage mariage, c’est un condensé de rires, de pleurs, de joie et de bonheur. C’est aussi beaucoup de liberté pour le photographe, on peut vraiment être créatif, on a vraiment carte blanche pour immortaliser ces instants précieux. Je m’attache surtout à capter les émotions en étant le plus discret possible pour saisir ces petits moments éphémères. Il y a très peu d’autres activités dans la photographie où l’on trouve autant de liberté et surtout autant d’émotions.

Est-ce que tu as encore des domaines à explorer en photographie, des domaines dans lesquels tu souhaiterais t’aventurer ?

J’en ai exploré déjà pas mal, notamment lors de ma formation aux Gobelins. Ah, il me reste la photo animalière peut-être (rires) ! Je ne sais pas trop mais aujourd’hui je pense que si je devais tester quelque chose, ce serait dans un autre domaine que la photo. Le dessin ou la musique peut-être …

D'après toi, quelles sont les qualités que doit avoir un photographe ?

Ça dépend du domaine de prédilection du photographe, les qualités requises ne sont pas les mêmes lorsqu'on travaille en studio ou lorsqu'on est photoreporter. Mais pour développer une patte comme on dit, je pense qu’il faut être soi-même, photographier avec son ventre plus qu’avec sa tête, utiliser au maximum sa sensibilité, dans la mesure du possible.

Où peut-on te croiser à Rennes, quels sont les lieux que tu conseilles pour aller boire un verre ?

Chez Albertine, Le Rétroviseur, L’atelier de l’Artiste. Ces lieux sont très singuliers, ils ont une âme je trouve, un truc en plus …

C’est pour ça que je les aime autant.

Les meilleurs spots de photos ?

Toute la baie de Saint-Brieuc. Du cap d’Erquy à Bréhat, parce-que c’est une côte très sauvage, parfois elle semble avoir été découpée au couteau.

Elle offre des paysages et des points de vue très différents, que l’on soit du côté d’Erquy, de Saint-Brieuc, de Plouha ou de Paimpol.

C’est encore plus beau avec un ciel nuageux ou menaçant, cela donne encore plus de relief au spectacle ! Puis ce phénomène naturel des marées, parfois des grandes marées même, illustre parfaitement la nature et les cycles de la vie : ça va, ça vient, il y a des hauts, il y a des bas, et cela nous remet à notre place, cette toute petite place que nous tenons au milieu de cette majestueuse nature envers laquelle nous n’avons qu’un seul devoir : la respecter !

Pour tout savoir des actualités de Sylvain, rendez-vous sur son site, son Instagram et son Facebook

Portrait par Maïwenn Nicolas

Sylvain porte le pull été Breizh Mod 2017

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